Marqué par des longues périodes d’instabilité politique

Marqué par des longues périodes d’instabilité politique, confronté a des difficultés financières d’une part et d’autre part conscient que la construction des infrastructures et la fourniture des équipements constituent des bases
certaines du développement sanitaire au Tchad., le gouvernement ne cesse d’investir dans ce secteur malgré que ceci est lent et insuffisant.

Depuis 2005, des efforts ont été faits par le Gouvernement dans ce domaine. C’est ainsi que de 2005 à 2012, l’Etat a construit : 85 Centre de Sante, 19
Hôpitaux de Districts, 06 Hôpitaux Régionaux et 01 Hôpital de la Mère et de l’enfant.
A cela, il convient d’ajouter les réalisations financées par les partenaires comme la Banque Africaine de développement (03 Hôpitaux de Districts, 17 Centres de Santés, 01 Banque de sang, 02 laboratoire de charge virale et 10 unités de transfusion sanguine) et la banque islamique de développement 20 Centre de Sante dans le Wadi-fira.
Pour l’année 2012, l’Etat a construit 57 centres de santé, 2 hôpitaux de district, 5 hôpitaux régionaux, et une délégation sanitaire régionale. (Arranger l’espacement en dessus)

Le Tchad en ce moment compte au total 86 Hôpitaux Districts, dont 63 dits fonctionnels (soit un taux de 73,25%) (Donner d’espace entre le nombre et les symboles des pourcentages : 73,25 %) et 23 non fonctionnels (soit un taux de 26,75%), et 1275 Centres de Santé, dont 1028 dits fonctionnels (76%) et 247 non fonctionnels (24%) parmi lesquels 20
disposent de l’équipement biomédical requis et certains ne répondent pas aux normes en matière de structures de stockage ou de pharmacie, de salle de radiologie, de bacs à ordure ou de buanderie.

La distribution se fait de la manière suivante :
Au niveau central et pour N’Djamena : le nouveau siège du MSP permet une meilleure coordination parce que toutes les directions techniques, autrefois éparpillées dans la ville, sont regroupées dans une même enceinte.
L’Hôpital General de Reference National(HGRN) est en voie modernisation avec la création actuelle d’une unité de dialyse et d’une
salle de scanner équipée. D’une manière générale, les services spécialisés nécessitent d’être renforcés par des équipements modernes et en quantité suffisante.

L’Hôpital de la Mère et de l’Enfant est fonctionnel depuis le début de l’année 2011, ce qui a permis de décongestionner l’HGRN en matière de soins liés au couple mère-enfant. L’Hôpital moderne a 240 lits et doté d’un équipement sophistiqué Concernant les autres hôpitaux de la capitale, il faut noter la construction d’un hôpital confessionnel dans le premier arrondissement (quartier Guinébor), d’une capacité d’environ 100 lits. Un hôpital de district est prévu par arrondissement mais la réalisation est lente. Il en existe un dans le dixième arrondissement, fonctionnel (quartier Goz Ator) et quatre marchés sont approuvés pour des implantations prévues à Farcha, dans le premier arrondissement (hôpital de rang régional), ainsi que dans les septième, huitième et neuvième arrondissements (hôpitaux de districts).

Au niveau intermédiaire : la moitié des régions sanitaires ne disposent pas de bureaux adaptés pour les Délégations Sanitaires Régionales(DSR). On a achevé la construction de tels bureaux dans les régions du Chari-Baguirmi et du Mayo-Kebbi Ouest.

Cinq hôpitaux régionaux sont en cours de construction depuis 2010 : à Biltine, Ati, Fada, AmTiman et Pala. Un hôpital régional a été construit et équipé à Doba sur les revenus pétroliers par le comité de gestion de 5% des revenus pétroliers accordés à la région productrice. Huit
DSR (Mayo-Kebbi Ouest, Chari-Baguirmi, Hadjer Lamis, Barh El Ghazel, Dar Sila, Ennedi Est et Ouest, Tibesti) ne disposent pas de structures de stockage et d’approvisionnement en médicaments. En 2012, le pays compte huit hôpitaux régionaux, dont la fonctionnalité est relative. Ces hôpitaux disposent d’infrastructures, de quelques équipements lourds et des ressources (humaines, matérielles, financières) plus moins requises. Ce sont, pour la plupart, d’anciens
hôpitaux de préfecture ou de district. Il s’agit des Hôpitaux Régionaux de Moundou, Sarh, Bongor Abéché, Pala, Mongo, Biltine, Ati et Koumra. La construction et l’équipement sont les principales
causes de non fonctionnalité des hôpitaux des régions.
Le Gouvernement projette de construire un hôpital de la mère et de l’enfant dans chaque chef-lieu de région.

Au niveau périphérique : dans la plupart des districts sanitaires, les bureaux du district se confondent avec les services administratifs de l’hôpital, sauf à Abéché, Mao, Moundou et Sarh. Ces locaux ne sont pas souvent pris en compte dans les projets de construction. Entre
2007 et 2011, 18 hôpitaux de district ont été construits, équipés et rendus fonctionnels.

Bien qu’ils ne soient pas abondants et disponibles dans toutes les localités, il existe quand même quelques éléments liés directement ou indirectement avec l’infrastructure sanitaire et qui ont un impact positif sur l’amélioration de système de la santé tchadien. Cela fait référence aux présences et aux disponibilités des moyens roulant (voiture ambulances, la moto), la construction des routes avec les canaux de drainage d’eaux, la télécommunication, l’énergie, les facultés de médecine et entre autres.

Les principales causes de non fonctionnalité de ces hôpitaux de districts et les centres de santés sont le manque d’infrastructures, d’équipement et de ressources nécessaires pour assurer des
soins curatifs et préventifs de base aux populations.

En effet l’accès à des infrastructures sanitaire continue d’être limité pour une importante partie des populations les plus pauvres plus particulièrement chez nous au Tchad.
Malgré tout l’effort fournit par le gouvernement, il existe encore tant d’autres éléments insuffisants dans le secteur de l’infrastructure sanitaire qui freinent le développement du système de la santé tchadien et qui entrainent un haussement du taux de morbidité et mortalité chez la population.

Il nous est impossible d’apporter les changements nécessaires pour créer la nation la plus saine au monde sans renforcer d’abord les infrastructures et la capacité de santé publique. C’est pourquoi, il est important de souligner que l’infrastructure sanitaire est un outil précieux de travail et le cadre de référence pour la mise en œuvre de toutes les interventions sanitaires en faveur de la population du
Tchad.